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Revue internationale: Animation, territoires et pratiques socioculturelles

20 juillet 2016 No Comment

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La revue

La revue numérique internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles (Revue ATPS) publie des textes qui contribuent à une meilleure compréhension du champ de l’animation et des pratiques socioculturelles relativement à leurs territoires d’implantation. Elle s’intéresse aux pratiques novatrices d’animation autant dans les sphères sociale, culturelle, éducative, économique que politique et porte un intérêt marqué pour les pratiques qui contribuent au développement simultané des personnes, des organisations et de la société.

La revue publie des recherches scientifiques fondées sur des données empiriques, des comptes-rendus d’expériences ou de pratiques d’animation avec une perspective critique, des textes de réflexions soutenus par une argumentation ancrée dans la littérature ainsi que de brèves recensions et états de la recherche.

Afin de rendre compte de la répartition géographique et linguistique du champ de l’animation, la revue publie des articles en français, en anglais et en espagnol.

Ce numéro hors thème aborde les enjeux de l’animation tour à tour autour des questions de la diversité culturelle, de l’intervention sociale, de l’intégration de l’art dans les démarches de participation citoyenne, de jeu pour que les populations comprennent l’imbrication des dynamiques socio-territoriales et de prise en compte des variations climatiques sur l’humeur des enfants et adolescents, en plus de présenter deux états des lieux de l’animation sur des îles des Caraïbes et de l’Océan Indien. En terminant, deux ouvrages font l’objet de comptes rendus.

Lien: http://www.atps.uqam.ca/index_fr.php

Analyses

Ce numéro débute avec une réflexion proposée par Claude Njuwu Chupenga, dans son texte intitulé « Pluralisme et développement culturel : défi pour l’animation », sur la possibilité de transposer des modes d’animation développés en milieu urbain en contexte de diversité culturelle dans des zones rurales, plus isolées et moins dotées en équipement socioculturels. Cette perspective exige de réhabiliter le rôle de l’animateur, trop souvent réduit à celui d’amuseur public. Pour l’auteur, l’animation doit ainsi être un facteur de rapprochement.

Pour Jaime Minguijón et Héctor García Barandiarán, l’animation socioculturelle et l’intervention sociale sont affaires de planification et de programmation, qui requièrent d’identifier les tendances sociales, économiques et politiques sous-jacentes à la situation présente, prévoir dans la mesure du possible ce qui va arriver, évaluer les alternatives ouvertes, dessiner les stratégies les plus appropriées pour affronter l’avenir en tenant en compte des obstacles et des occasions. Leur article, « Proyectos y actuaciones en la animación sociocultural y la intervención social : entre dos becerros de oro », propose une méthodologie de travail qui pose la réalité sociale comme un ensemble d’interactions et force l’explicitation des implications politiques de la pratique professionnelle.

Corinne Tafna-Danavin, Mickaël Larifla et Cérylle Myrtille débutent leur « État des lieux de l’animation professionnelle en Guadeloupe » en dépeignant l’histoire politique singulière qui présida à structuration de l’éducation populaire dans l’archipel caraïbéen, selon deux profils distincts selon qu’elle se soit développée au niveau national ou local, dans un contexte culturel où le loisir ne revêt pas la même signification qu’en métropole. Malgré plusieurs décennies d’existence, les animateurs restent du personnel précaire. Seule la professionnalisation leur permettra de conforter leurs conditions de travail et d’être davantage portés par un projet professionnel.

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